Hommage à PHILIPPE MEDARD, le gardien du temple.

ALAIN PORTES 
Mémé…
Tout a été dit sur l’immense joueur qu’il fut.
Il était dans la lignée de ces personnages avant-gardistes, dans la lignée de Jean Férignac, ancien co-équipier de mon père, et probable inspirateur de Thierry Omeyer.
J’ai la prétention de dire qu’il était mon ami, au regard des émotions partagées, des moments incroyables passés sur les terrains, des aventures sportives dont certaines ont marqué l’histoire du Handball Français.
Je nous revois, KO, abasourdis, après que Daniel nous ait annoncé que nous ne jouerions pas la petite finale à Barcelone. Notre retour dans l’appartement du village olympique, où, en sortant de l’ascenseur, j’ai vu une larme coulée sur son visage…
Je nous revois fêtant cette médaille olympique à Rodez, où nous nous sommes retrouvés quelques jours après ces fameux JO avec nos épouses.
Peu avant l’été, je suis allé lui rendre visite. Il était bien malade, diminué, lucide, mais avec toujours son brin d’humour qui le rendait encore plus attachant.
Mémé était un grand joueur, mais surtout et avant tout, un type bien !

ERIC QUINTIN 
Mémé, le gardien de l’équipe la plus fameuse des années 80 : Gagny ! Une équipe d’étoiles dont mémé était le mur indestructible ! Son énergie communicative n’avait d’égal que son talent, et parfois sa folie… L’avoir derrière soit autorisait les meilleurs espoirs ! C’est ainsi qu’il a mis la génération « barjots » sur les meilleurs rails … La lumière est venue sur le hand avec lui, et en bonne partie grâce à lui… Merci mémé !!

STEPHANE STOECKLIN 
Mémé pour les joueurs de ma génération, c’est ce qui se faisait de mieux dans le handball quand j’avais dix-huit ans. J’ai eu le privilège de jouer avec lui à Montpellier, Nîmes et en bleu. J’en garde le souvenir d’un mec en or, rigolard et un épicurien de grande volée. Ca a été un peu notre père fouettard avec Jackson quand nous avons débarqué dans la maison bleue. À jamais dans nos cœurs !!! Reposes en paix mon gardien du temple.

FREDERIC ECHIVARD 
Quand je repense à l’ensemble de ma carrière, je me rends compte que j’ai eu la chance de côtoyer bon nombre de personnages hors normes. Mais certains l’étaient encore plus que d’autres, car il possédait ce petit truc en plus qui les classaient dans la catégorie des génies. Mémé était de ceux-là, tout ce qu’il faisait était hors norme sur et en dehors du terrain. On a vulgarisé le concept de fou chantant avec Charles Trénet, Mémé a sacralisé celui de fou jouant dont les barjots ont tiré leur essence. Pour lui, tout était jeu que l’on soit sur le 40*20 ou autour d’une table pour une partie de tarots ou de belote arménienne. Il voulait toujours gagner tout en s’amusant. Porté par une technique parfaite, couplée à une explosivité et vitesse d’intervention prodigieuse, chaque duel avec le tireur était une partie de poker à remporter. Il m’est arrivé de laisser tirer un adversaire, car derrière, il y avait Mémé qui était en fusion. Et j’ai vu parmi certains joueurs parmi les meilleurs ne plus savoir quoi faire lors d’un duel face à lui. Véritable épicurien, il aimait partager autour de bons petits plats ou de troisième mi-temps d’anthologie. Et il ne se passait pas un entraînement ni un moment de convivialité sans que son formidable humour et sa gouaille nous amènent à de formidables fous rires. Plus qu’un simple Handballeur, c’est un homme d’exception que nous avons perdu.

NICOLAS COCHERY 
Tellement impressionnant, capable de faire « pleurer » n’importe qui, aux JO comme à l’ entraînement. Tellement humain et joueur, un coin de lit, un bus ou un avion, et c’était parti pour des heures de tarot ou de belote arménienne… Reposes en paix Mémé. 

GUILLAUME JOLI
J‘ai très peu de souvenirs de Philippe mis à part les JO de Barcelone. C’était un très grand gardien et la première star du handball français.

PATRICK CAZAL
Je n‘ai jamais eu la chance d’évoluer avec Philippe. J’ai pu le rencontrer après sa carrière. Philippe était quelqu’un de très attachant et généreux. Il vivait la vie à fond et il était passionné de son sport.

JACKSON RICHARDSON
Pour moi, Philippe, c’était un grand frère et un grand monsieur.
En 1990, lorsque j’ai intégré l’équipe de France, il était le capitaine emblématique des bleus. Il a facilité mon intégration et il m ‘ a permis de m’exprimer. Après les JO de Barcelone, il est venu vers moi et m’ a expliqué qu’il me passait le flambeau et que je ne devais jamais oublier l’importance du maillot bleu. Philippe était un compétiteur hors norme avec un état d’esprit exceptionnel. Il avait toujours un mot pour rire ou dédramatiser la situation. 
J’ai une grosse pensée pour Alain Mouchel ancien DTN à la fédération décédé quelques heures avant Philippe.

PHILIPPE DEBUREAU
Philippe était un gardien extraordinaire. Je l’ai côtoyé pendant 8 ans en équipe de France. À lui seul, il était capable de renverser le cours d’un match. Ce que j’aimais le plus chez Mémé, c’est son côté battant et gagnant.

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